Étape 1, définir les contenus du BSI
La première étape consiste à arrêter ce que le BSI va présenter. Il s'agit de sélectionner les rubriques de paie, les avantages et les dispositifs à inclure : éléments de rémunération fixe et variable, épargne salariale, protection sociale, avantages sociaux, et le cas échéant des rubriques complémentaires. Nous avons détaillé ces différentes possibilités dans notre article consacré aux informations à faire figurer dans un BSI.
Ce travail ne se limite pas à dresser une liste. Pour chaque rubrique retenue, il faut identifier la source des données correspondantes, vérifier qu'elles sont disponibles pour l'ensemble des salariés concernés, et définir la règle de calcul qui sera appliquée. Une rubrique séduisante sur le papier, mais impossible à alimenter de manière fiable, doit être écartée dès ce stade. Mieux vaut le constater en début de projet que lors du traitement des données.
Étape 2, concevoir la maquette
La deuxième étape donne forme au document. La maquette organise la présentation des informations : structure générale, ordre des rubriques, hiérarchie entre les éléments mis en avant et ceux présentés en détail, place accordée aux textes explicatifs. Elle intègre également la charte visuelle de l'entreprise, couleurs, logo, typographie, afin que le BSI soit immédiatement identifié comme un document de l'employeur.
La maquette doit anticiper la diversité des situations individuelles. Un document conçu pour un salarié présent toute l'année, à temps plein, avec l'ensemble des avantages, doit aussi fonctionner pour un collaborateur arrivé en cours d'année ou qui ne bénéficie pas de tous les dispositifs. Une fois validée, la maquette sert de cadre à toute la suite du projet.
Étape 3, extraire, vérifier et intégrer les données
La troisième étape est la plus exigeante, et c'est elle qui détermine la crédibilité du BSI. Les données individuelles de chaque salarié doivent être extraites, souvent depuis plusieurs sources (logiciel de paie, outils de gestion des temps, relevés des organismes d'épargne salariale ou de prévoyance), puis contrôlées et intégrées dans la maquette.
Les contrôles portent d'abord sur les données elles-mêmes. Des contrôles de format vérifient que chaque information est exploitable : dates, montants, identifiants. Des contrôles de cohérence permettent ensuite de repérer les anomalies, comme un montant hors de proportion, une rubrique manquante pour un salarié qui devrait en bénéficier, ou un écart inexpliqué entre deux sources.
Vient ensuite la validation des documents générés. Chez Oxil, un premier jeu d'essai fait systématiquement l'objet d'un contrôle qualité interne, avant tout envoi au client, afin d'ajuster les éléments qui le nécessitent. Un échantillon de BSI est ensuite transmis au client pour validation. Ce n'est qu'après cette validation que l'ensemble des BSI est généré, et le client valide alors le bon à tirer avant la diffusion. Ce processus en plusieurs temps peut sembler exigeant, mais il est à la mesure de l'enjeu : un seul chiffre erroné suffit à fragiliser la confiance dans tout le document.
Étape 4, diffuser le BSI
La dernière étape consiste à remettre le BSI à chaque salarié. Deux grandes options existent. La diffusion papier peut prendre la forme d'une remise en main propre, par exemple lors d'un entretien avec le manager, ou d'un envoi postal au domicile. La diffusion dématérialisée passe par un coffre-fort électronique, par le système d'information RH de l'entreprise ou par une plateforme dédiée et sécurisée.
L'envoi par email est en revanche à écarter : le règlement général sur la protection des données (RGPD) impose une vigilance sur le lieu de stockage, or les serveurs de transit des messageries ne sont pas toujours situés dans l'Union européenne. Protéger le fichier par un mot de passe limite le risque, mais ne constitue pas une garantie suffisante pour un document de cette nature. Le choix du canal dépend de la population concernée et des objectifs du BSI, un sujet que nous approfondissons dans notre article dédié à la diffusion.
Combien de temps prévoir pour mettre en œuvre un BSI ?
La durée d'un projet BSI varie selon les entreprises. Dans les configurations les plus simples, un premier BSI peut être mis en place en moins d'un mois. Il faut toutefois souvent compter un projet un peu plus long la première année, généralement entre un et trois mois.
Deux facteurs expliquent l'essentiel de cet écart. Le premier est la complexité des éléments de rémunération : nombre de rubriques, diversité des dispositifs, multiplicité des sources de données. Le second tient aux processus de décision et de validation internes à l'entreprise, qui mobilisent souvent plusieurs interlocuteurs, entre ressources humaines, communication et direction. Les années suivantes, une fois les contenus, la maquette et les traitements stabilisés, le projet gagne nettement en fluidité.
Quelles sont les étapes de mise en œuvre d'un bilan social individuel (BSI) ?
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